

Retrouvez chaque semaine l’évolution des cours de l’or et l’argent et les faits marquants de l’actualité économique.
OR et ARGENT : la semaine du 4 au 10 Octobre 2021
COTATIONS
Sur le London Bullion Market Exchange (LBMA), l’once d’or a commencé la semaine en cotant 1751,80$ (1508,52€). Le marché a semblé hésitant sans qu’aucune tendance de fond ne se dessine. Pourtant, vendredi, la dernière cotation a porté l’or à 1773,25€ (1533,33€) soit une augmentation de 1,22% sur la semaine. Rappelons que le dernier fixing du LBMA est établi à 15h GMT, au moment même ou le rapport mensuel sur l’emploi US faisait état de chiffres assez décevants en termes de création d’emploi. Si on regarde le cours international sur le COMEX, l’once d’or s’est ensuite stabilisée autour des 1757$.
L’once d’argent continue de faire du surplace en naviguant entre 22,31$ et 22,55$ (soit 19,2€ et 19,5€).
LES MARCHÉS
Si Septembre est historiquement un mois de baisse, Octobre a la réputation d’être un mois volatile sur les marchés. Cette semaine, on a constaté beaucoup de tension sur des marchés sans véritable direction de fond. On aura constaté une dégradation mais pas de vent de panique. Les marchés ont été secoués par une forte volatilité sur les taux et par la hausse des prix de l’énergie. Le pétrole a atteint un plus haut depuis 7 ans en dépassant les 83$ le baril de Brent de mer du nord. Les prix de l’énergie et les problématiques de supply chain vont sans doute affecter les publications du 3ème trimestre.
On notera une journée noire lundi pour Facebook qui a entrainé dans son sillage les valeurs de la tech US, valeurs déjà affectées par la remontée des taux.
ÉCONOMIE
Le rapport sur l’emploi US a fortement déçu avec deux fois moins de créations de postes qu’attendu. C’était le tout dernier rapport avant la réunion de la FED en Novembre. Celle-ci a également communiqué un calendrier plus précis sur la fin du programme de rachat d’actifs.
De gros dossiers font pression en ce moment: les incertitudes sur la croissance, les tensions sur les prix, les difficultés d’approvisionnement, le différent commercial entre Washington et Pékin. On a le sentiment que la dynamique de la croissance est en baisse et que le rebond économique est plus faible qu’anticipé.
-L’indice FAO des prix des produits alimentaires (donnée ONU) est en hausse d’environ 33% sur un an.
– L’institut International de la Finance a indiqué que le niveau global de la dette (Etats, Banques, entreprises et ménages) devrait approcher les 300.000 milliards de $ cette année.
Dans ce contexte, l’or, valeur refuge et couverture contre l’inflation a pourtant bien du mal à renouer avec une dynamique haussière. Des rendements du Trésor en hausse et un dollar américain plus fort pourraient continuer à faire pression sur les prix de l’or.
OR et ARGENT : la semaine du 11 au 17 octobre 2021
COTATIONS
L’or est en hausse cette semaine sur la place londonienne du LBMA. Le cour de l’once a augmenté de 20$ et clôture la semaine à 1772,65$ (1528,56€).
Le cours international de l’once d’or sur le marché « OTC » dit de gré à gré (décentralisé – sans intermédiaire entre acheteurs et vendeurs) a dépassé les 1800$ Jeudi 14 Octobre. Puis il est redescendu loin de ce support et finir la semaine à 1767$. Il faut dire que les mauvaises publications macroéconomiques de l’économie américaine avec notamment une hausse des prix à la consommation n’ont pas entamé le moral des investisseurs. Ils auront préféré retenir une progression des ventes au détail et une baisse des indemnisations au chômage.
La pièce de 20 Francs Napoléon (5,80 grammes d’or fin) cotait 294,7€ sur le marché français en début de semaine et 294,90€ vendredi (cours CPOR by Loomis FXGS).
LES MARCHÉS
Nasdaq(+2,46%), Dow Jones(+1,54%) et S&P500(+1,96%) sont en progression sur la semaine du 11 au 17 octobre. Le CAC40 a augmenté de 2,77% et repasse la barre des 6700 points. Deux tendances de fond assez fortes se dégagent depuis quelques temps : la hausse des cours du pétrole et une hausse de la volatilité. Mais les très bonnes publications des valeurs bancaires pour le troisième trimestre et les chiffres macroéconomiques rassurants ont porté les indices. Le goût du risque est nettement revenu en fin semaine. L’argent sorti de la sphère obligataire (taux US 10 ans = 1,57%) semble s’être reporté sur les actifs plus risqués que sont les actions. Et rappelons que lorsque les taux d’intérêt sont en hausse, l’or a tendance à baisser car les investisseurs vont arbitrer en faveur de placements plus rémunérateurs.
ÉCONOMIE
L’économie mondiale subit encore les effets de la crise sanitaire, notamment à travers des tensions sur les approvisionnements en matières premières. Malgré des indicateurs récents encourageants, de nombreux risques persistent. Parmi eux, la combinaison d’un dollar fort et de la hausse des taux pourrait provoquer des sorties de capitaux des pays émergents vers des actifs américains plus attractifs.
Si les résultats des banques sont solides, l’attention se porte désormais sur les entreprises industrielles, plus exposées à l’inflation, aux pénuries et à la hausse des prix de l’énergie. La transition énergétique, amorcée par une réduction de l’offre pétrolière avant celle de la demande, pourrait accentuer ces tensions et pousser le prix du baril au-delà de 100 dollars.
Le marché immobilier est également sous surveillance : les politiques monétaires accommodantes alimentent des hausses de prix et de loyers, difficiles à freiner une fois enclenchées.
Enfin, la Réserve fédérale américaine maintient que l’inflation est temporaire, une position qui suscite des interrogations face aux risques actuels.
OR et ARGENT : la semaine du 18 au 24 Octobre
COTATIONS
On retiendra une très belle semaine pour les métaux précieux or et argent avec des marchés en très nette progression.
Sur la cotation du LBMA, le cour de l’once d’or a ouvert la semaine semaine du 18 au 24 Octobre à 1762$ pour terminer à 1808$ soit une hausse de 2,6%.
Sur la cotation en continue, la tendance haussière de la semaine est bien présente mais reste plus contrastée. Après avoir touché les 1812$ l’once, le cours de l’or s’est installé sous le support des 1800$ à 1792$.
En France, la cotation CPOR (By Loomis FXGS) de la pièce de 20 Francs Napoléon (5,8 grammes d’or fin) était stable, passant de 294€ en début de semaine à 294,9€ en fin de semaine. Sur CCOPERA.COM, retrouvez en détail la cotation internationale et la cotation de Paris en suivant ce lien.
Dans son sillage, le cour de l’once d’argent grimpe de 4,6% sur la semaine à 24,31$ l’once.
La faiblesse du dollar aura rendu l’or moins cher pour les détenteurs d’autres devises. Et même si certains investisseurs succombent aux chants des sirènes du Bitcoin pour se couvrir contre le risque d’inflation, le métal jaune conserve encore un certain lustre tant il a prouvé son efficacité par le passé.
LES MARCHÉS
Record historique pour le S&P500, hausse du Nasdaq et du Dow Jones cette semaine du 18 au 24 Octobre. Le CAC40 était aussi en progression de 0,54%.
Les indices ont réalisé ces performances, poussés par les résultats très encourageants des entreprises au troisième trimestre. Face aux perspectives d’inflation et de hausse des coûts de l’énergie, elles font preuve de résilience.
Les récentes publications nous envoient d’ailleurs un message plus fin que la macroéconomie. En effet, pour savoir ou va l’inflation, il faut savoir ce que nous disent les entreprises. Le 4ème trimestre sera révélateur car on apprendra si les entreprises auront baissé leurs marges ou si elles auront répercuté les hausses de prix sur le client final.
Autre effet de l’inflation, les taux réels restent très négatifs ce qui est un vrai support pour les actifs risqués et les marchés actions.
Enfin, si la tendance des dernières semaines était incertaine avec parfois beaucoup de volatilité, on retiendra que les mois de Novembre et Décembre sont historiquement ceux pendant lesquels se font le plus de rachats d’actions ce qui, en général, permet une tendance plus franche et plus orientée des marchés.
ÉCONOMIE
Trois points ont retenu notre attention cette semaine du 18 au 24 Octobre.
- La Chine a tout d’abord annoncé un net ralentissement de sa croissance. On rappèlera que la Chine est le moteur économique de l’économie mondiale. Une Chine qui ralentit verra donc baisser sa consommation (avec pour conséquence moins d’exportations européennes) et réduira sa production (ce qui pourrait provoquer une hausse des tensions sur les chaînes d’approvisionnements). Notre dépendance à l’Empire du Milieu touche de nombreux secteurs, des panneaux solaires aux produits pharmaceutiques en passant par les batteries de voiture. Ce ralentissement aura d’importantes conséquences pour tous les pays.
- Le sujet de l’inflation est bien entendu inévitable. Statistiques après statistiques, il se confirme que l’inflation est engagée. Cela a commencé avec des chiffres en Avril qui se précisent au fil des mois. La question est de savoir si les salaires vont enclencher. Il semble que la situation soit plus préoccupante aux Etats Unis ou des effets de second tour apparaissent : emplois disponibles mais non pourvus, forte hausse du salaire horaire, négociations salariales et nombreuses grèves dans plusieurs branches.
- Le dernier point tient dans un chiffre. Le monde est endetté à 370% du PIB mondial, du jamais vu depuis la seconde guerre mondiale. Les banques centrales n’auront donc pas le luxe de remonter les taux sans créer de risques systémiques.Et il va falloir soutenir la croissance mondiale en même temps que la transition énergétique. Il faudra sans doute accepter une inflation située au dessus des objectifs à long terme car ce sera le seul moyen d’effacer les dettes. Le niveau d’endettement étant spectaculaire, on peut considérer que les réflexions historiques sur les hausses et baisses de taux seront de moins en moins valides.
