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OR et ARGENT : la semaine du 11 au 17 Octobre 2021

Retrouvez l’évolution des cours des métaux précieux or et argent ainsi que les faits marquants de l’actualité économique. Chaque semaine, découvrez notre coup de coeur produit et notre coup d’oeil sur les métaux.

revue de presse or
  • COTATIONS
    L’or est en hausse cette semaine sur la place londonienne du LBMA. Le cour de l’once a augmenté de 20$ et clôture la semaine à 1772,65$ (1528,56€).
    Le cour international de l’once d’or sur le marché « OTC » dit de gré à gré (décentralisé – sans intermédiaire entre acheteurs et vendeurs) a dépassé les 1800$ Jeudi 14 Octobre avant de redescendre loin de ce support et finir la semaine à 1767$. Il faut dire que les mauvaises publications macroéconomiques de l’économie américaine avec notamment une hausse des prix à la consommation n’ont pas entamé le moral des investisseurs qui auront préféré retenir une progression des ventes au détail et une baisse des indemnisations au chômage.
    La pièce de 20 Francs Napoléon (5,80 grammes d’or fin) cotait 294,7€ sur le marché français en début de semaine et 294,90€ vendredi (cours CPOR by Loomis FXGS).
  • LES MARCHÉS
    Nasdaq(+2,46%), Dow Jones(+1,54%) et S&P500(+1,96%) sont en progression sur la semaine. Le CAC40 a augmenté de 2,77% et repasse la barre des 6700 points. Deux tendances de fond assez fortes se dégagent depuis quelques temps : la hausse des cours du pétrole et une hausse de la volatilité. Mais les très bonnes publications des valeurs bancaires pour le troisième trimestre et les chiffres macroéconomiques rassurants ont porté les indices. Le goût du risque est nettement revenu en fin semaine. L’argent sorti de la sphère obligataire (taux US 10 ans = 1,57%) semble s’être reporté sur les actifs plus risqués que sont les actions. Et rappelons que lorsque les taux d’intérêt sont en hausse, l’or a tendance à baisser car les investisseurs vont arbitrer en faveur de placements plus rémunérateurs. 
  • ÉCONOMIE
    L’économie mondiale semble plus que jamais souffrir d’effets collatéraux de la crise sanitaire et notamment des problèmes d’approvisionnement en matières premières. Si on peut se réjouir des chiffres satisfaisants de la semaine, la liste des nuages qui s’amoncellent est bien longue. Au delà des sujets énergétiques dont on a fait état ces dernières semaines, d’autres problèmes apparaissent. C’est le cas de la combinaison explosive entre le renforcement du dollar et la hausse des taux. Un resserrement monétaire américain plus rapide que prévu, en réaction par exemple à une hausse durable de l’inflation, pourrait entraîner d’importantes fuites de capitaux des pays émergents vers des d’actifs en dollars plus attractifs. 
    Si les résultats des valeurs bancaires sont satisfaisants, on continuera de scruter les résultats et les marges des valeurs industrielles plus sensibles aux problèmes d’approvisionnements, à l’inflation et à la flambée des prix de l’énergie. A ce propos, on relèvera les propos de Benjamin Louvet, gérant matières premières chez OFI Asset management, qui indiquait cette semaine qu’on a voulu organiser la transition énergétique en organisant d’abord la réduction de l’offre de produits pétroliers avant d’organiser celle de la demande. Avec les normes environnementales qui s’imposent, l’ensemble des contraintes liées à la production de pétrole et la volonté d’en sortir, on aura fortement limité les investissements et fait baisser les rendements. Il ne serait donc pas étonnant qu’on parte sur un scénario d’un baril de pétrole à plus de 100 dollars en 2022. 
    On surveillera également le marché immobilier comme le lait sur le feu. Avec leurs politiques très accommodantes et des taux bas, les banquiers centraux nourrissent des bulles. C’est inquiétant car on constate un transfert de la dynamique de hausse des prix vers l’immobilier et les loyers. D’autant plus inquiétant que les loyers sont par principe rigides et une fois qu’ils ont accéléré, il est difficile d’en ralentir la hausse. 
    Enfin la Réserve Fédérale des Etats Unis a rappelé une fois de plus qu’elle estimait que l’inflation était transitoire. Elle reste donc droit dans ses bottes et on espère qu’elle n’ira pas droit dans le mur en s’entêtant de la sorte.
20 franc suisse
  • NOTRE COUP DE COEUR DE LA SEMAINE
    Intéressons nous à la pièce de 20 francs Suisse que la plupart des personnes appellent « Croix Suisse ».
    Elle sera frappée entre 1873 et 1949 à plus de 45 millions d’exemplaires. 

    La série la plus connue est celle dite « Vreneli » conçue par le médailleur Fritz Ulysse Landry à partir de 1897.
    Elle est considérée comme l’une des plus belles pièces d’or modernes.
    Une jeune femme, une « Vreneli », habillée d’une
    couronne d’edelweiss est représentée devant un paysage de montagne. 
    Cette pièce présente les mêmes caractéristiques que la pièce française de 20 francs : 5,80 grammes d’or fin, un titre de 900 millièmes.
    Cotée sur le marché français, retrouvez sur ce graphique l’historique des cotations Cpor et le cours international de la « Croix Suisse ».
    Pièce accessible à l’excellente réputation, elle permet aux investisseurs d’obtenir un actif liquide qui pourra être revendu très rapidement. 
    Elle est disponible sur notre site internet pour un minimum de 5 pièces et à l’unité à notre comptoir situé au 9, rue Scribe 75009 Paris.

    Compte tenu des nombreuses incertitudes macroéconomiques et géopolitiques, on peut s’interroger sur les réservoirs de hausse pour les marchés dans les prochains mois.
    L’investisseur doit anticiper ce qui arrive et pas forcément suivre le mouvement. Mais les thématiques de vents contraires avec inflation, montée des prix des matières premières pourraient provoquer un trou d’air sur l’activité économique de certains pays.
    Dans ces conditions, investir dans l’or physique, un actif qui, rappelons le, n’est la dette de personne, semble plus pertinent que jamais.
    Rappelons simplement ce qu’a dit Ray Dalio, légende de l’investissement et gestionnaire de fonds :
    « si vous ne possédez pas d’or, c’est que vous n’y connaissez rien, ni en histoire ni en économie »