

Le monde de l’or secoué par la decouverte de lingot en tungstène
En 2010, Le monde de l’or est secoué par le reportage d’une chaîne allemande. Dans ce reportage, un employé de WC Heraeus, l’un des plus grands affineurs d’or d’Europe, montre à la caméra un lingot de 500 grammes… qui est en fait un lingot de tungstène. Depuis, plusieurs autres cas de lingots au tungstène ont été médiatisés. Malgré les rares cas détectés, le doute s’installe aussi dans l’esprit des investisseurs particuliers, à l’heure où l’or est présenté comme la valeur refuge par excellence.
Comment reconnaitre les contrefaçons ?
L’or et le tungstène ont des masses volumiques très proches. C’est pourquoi ce métal pourrait être utilisé pour des faux lingots. Pour contrer ces faux, il faut s’intéresser à une autre propriété physique, par exemple la résistivité car celle du tungstène est quasiment 3 fois supérieure à celle de l’or.
Pour cela, nous utilisons un micro-ohmmètre. Il permet de faire passer un courant dans le lingot en appliquant 2 pinces à ses extrémités. Cela ne fonctionne que sur les contrefaçons de lingots de 1 kg et plus (notamment les barres de 12 kg). En effet il faut un certain écart entre les pinces. Les pièces et les petits lingots de 50 à 500 gr ne peuvent être testés par cet appareil.
Plusieurs sites recommandent de faire tester les lingots par ultrason pour vérifier leur pureté. Les tests classiques de densité et de rayon X ne suffisent pas toujours. Le tungstène présente en effet des caractéristiques proches de celles de l’or.
Les fraudeurs peuvent ainsi fabriquer un faux lingot « fourré ». Ils forent des trous dans le lingot. Ils retirent une partie de l’or, puis la remplacent par du tungstène. Ce métal possède une densité proche de celle de l’or, ce qui peut rendre la fraude difficile à détecter avec des tests simples.
A lire aussi : Un lingot fourré au tungstène.
A lire aussi : Même les lingots d’or sont victimes de contrefaçon
