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L’argent au plus haut : les crises mondiales propulsent les métaux précieux

crises mondiales

Le jeudi 24 mars 2011, les métaux précieux libellés en dollars US ont atteint de nouveaux sommets historiques. Portés par un climat d’incertitudes mondiales, l’or et l’argent continuent d’attirer les investisseurs en quête de valeurs refuges.

L’argent signe un record historique depuis plus de 30 ans

L’argent métal poursuit son impressionnante progression. Le jeudi 24 mars, son cours atteint 38,18 dollars l’once, un niveau inédit depuis février 1980. Après cette forte hausse, le métal gris termine la semaine à 37,68 dollars l’once, contre 35,15 dollars une semaine auparavant.

Cette progression confirme la vigueur de la tendance haussière observée depuis le début de l’année 2011. Moins onéreux que l’or à l’unité, l’argent attire également les investisseurs qui souhaitent s’exposer aux métaux précieux avec un budget plus accessible.

L’or physique : des records encore inégalés sur le marché français

Si les cours internationaux des métaux précieux progressent fortement, cette envolée ne se traduit pas nécessairement par de nouveaux records sur le marché français de l’or physique.

Les cotations des pièces d’or, des lingotins et des lingots ne dépassent pas leurs précédents sommets. Cette situation offre néanmoins des opportunités aux acheteurs attentifs aux écarts entre le cours du métal et le prix des pièces.

Les 24 et 25 mars, les acquéreurs de 50 pesos mexicains en or réalisent ainsi des transactions intéressantes sur le marché CPoR. Les primes sont alors négatives, de l’ordre de -4 %.

Concrètement, une prime négative signifie que la pièce se négocie en dessous de la valeur de l’or qu’elle contient, selon les cotations de référence utilisées.

Des tensions géopolitiques qui alimentent la demande de valeurs refuges

Cette nouvelle flambée des cours intervient dans un contexte mondiales particulièrement instable. Les marchés doivent composer avec une succession de crises qui alimentent l’aversion au risque et renforcent l’attrait des actifs tangibles.

Le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon, suivis de l’accident nucléaire de Fukushima, ont ravivé les inquiétudes sur les conséquences économiques et financières de la catastrophe. Dans le même temps, les soulèvements populaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, puis l’intervention militaire occidentale en Libye, contribuent à entretenir un climat d’incertitude.

Les dettes souveraines européennes reviennent au premier plan

Un tableau qui joue les détonateurs pour de nouveaux records, sur fond de situation macroéconomique déjà explosive pour le métal. Selon MKS Finance, important fondeur et négociant d’or basé en Suisse, on note que les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima et les tensions politico-militaires du Moyen-Orient passent au second plan. En revanche, l’attention des investisseurs se focalise sur les craintes entourant les dettes souveraines européennes.

La démission du Premier ministre portugais José Sócrates, le 23 mars 2011, après le rejet de nouvelles mesures d’austérité par le Parlement, renforce alors les inquiétudes concernant la situation financière du Portugal et, plus largement, la stabilité de la zone euro.

Cette combinaison de risques géopolitiques et financiers mondiales entretient la demande de métaux précieux.

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